De Saint-Herblain à la Méditerranée

Découvrez l’aventure de Noé, apprenti en Bac Pro Aménagements Paysagers, parti en son stage Erasmus à Malte. 19 mars 2026


Trois semaines dans un pays qu’il ne connaissait pas, une langue à pratiquer au quotidien, et un projet de vie derrière tout ça. Noé, élève de 1ère Bac Pro Aménagements Paysagers, nous raconte son aventure maltaise — du 31 janvier au 21 février.

Premier contact avec La Valette : entre découverte et dépaysement

À peine posé ses valises, Noé file directement vers La Valette, la capitale de Malte. Pas question d’attendre : il longe les remparts, s’arrête dans un petit restaurant conseillé par des locaux, et commande une boisson typique à base de kumquat. « C’était un peu spécial, mais vraiment bon ! », confie-t-il avec le sourire.

La ville le surprend immédiatement. Des rues droites et parallèles qui lui évoquent New York, une architecture chargée d’histoire… et des travaux partout. Car Malte, entrée dans l’Union Européenne en 2004, est encore en pleine mutation. Le pays se reconstruit, se modernise, et ça se voit. Noé loge dans une auberge de jeunesse — l’hébergement idéal pour rencontrer du monde et garder la tête dans l’aventure.

L’entreprise : un géant maltais avec une histoire inattendue

Son lieu de stage ? Une des plus grande entreprise paysagère de Malte, Dereck garden center, avec pas moins de 6 000 salariés. Mais avant de verdir des jardins, cette société a eu une vie bien remplie : fournisseur pour la couronne britannique, entreprise de plomberie dans les années 60, puis gestionnaire d’abattoir… avant de se reconvertir dans le paysage.

Noé est affecté au siège social de Qormi. Il décrit l’endroit comme un Jardiland à la maltaise : une boutique, des serres d’horticulture, et des espaces dédiés à l’aménagement paysager. Les végétaux viennent principalement de Sicile et d’Italie, et le catalogue est impressionnant — plus de 10 000 végétaux dans le garden-center.

L’eau, l’enjeu invisible de l’île

À Malte, l’eau n’est pas une évidence. Pays en développement sur le plan des infrastructures, l’île fait face à une pénurie chronique et s’appuie sur des stations de dessalement — non sans résidus. L’entreprise, consciente de cet enjeu, n’utilise cette eau dessalée que pour l’entretien de base, et a mis en place un système de collecte de pluie via d’énormes cuves. Un modèle de sobriété qui a visiblement marqué Noé.

Autre particularité locale : dès qu’il pleut — ce qui arrive une à deux fois par semaine en hiver — c’est l’arrêt total de l’activité. Les infrastructures maltaises ne sont tout simplement pas conçues pour la pluie. Noé en a fait l’expérience de première main.

Le quotidien du stage : les mains dans la terre, les yeux grands ouverts

Du lundi au vendredi, de 9h à 14h, Noé s’occupe des végétaux en extérieur : taille, désherbage, rempotage, changement d’étiquettes et réorganisation des plants. Un travail concret, ancré dans les gestes métier qu’il apprend en formation — mais cette fois, dans un contexte climatique et linguistique totalement différent.

Car la langue, c’est justement le cœur du projet. À Malte, on parle anglais, espagnol et maltais. Noé pratique les deux premières avec ses collègues chaque jour. « Mon objectif, c’était vraiment d’apprendre l’anglais », dit-il. Et pour cause : il nourrit un projet ambitieux — faire le tour du monde en travaillant dans des entreprises paysagères à l’étranger.

Malte hors les murs : transports chaotiques, carnaval et cathédrale

Les après-midis libres, Noé explore l’île. Et c’est là que les aventures commencent vraiment. Les transports en commun maltais ? Un casse-tête. Les bus affichent un numéro mais pas la destination. Résultat : Noé se retrouve un jour à l’autre bout de l’île, contraint de rentrer en Uber. Un classique du voyage en terre inconnue.

Il assiste au carnaval de La Valette, qui se tient aux alentours de la Saint-Valentin — une fête populaire et colorée, même en plein hiver. Il fait aussi un tour à Paceville, le quartier estudiantin et festif de l’île, plus calme hors-saison mais valant le détour.

La cathédrale Saint-Jean, symbole de La Valette, n’est accessible qu’en semaine et en matinée. Noé réussit à y entrer le dernier jour, lors de sa journée libre. Son verdict, sans détour : « C’est magnifique, ça vaut vraiment le coup. »

Curiosité locale à noter : chaque semaine, sur une place de La Valette, un coup de canon est tiré, c’est la Saluting Battery (Batterie de Salutation) – une tradition qui remonte au XVIe siècle, du temps des Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean ! Un rituel surprenant pour Noé la première fois qu’il l’a entendu.

Ce que Noé retient : une expérience humaine autant que professionnelle

Trois semaines plus tard, Noé rentre avec bien plus que des acquis techniques. Il revient avec une confiance nouvelle dans sa pratique de l’anglais, une vision élargie des métiers du paysage à l’international, et une certitude chevillée au corps : « Ça fait un vrai plus pour le CV, mais surtout c’est quelque chose qu’il faut faire. Découvrir de nouvelles choses, c’est ce qui est bien. »

Sa recommandation à un élève qui hésiterait ? « S’il est vraiment motivé, faut foncer. Mais il faut avoir conscience qu’on loupe des cours — donc à rattraper. Faut être bien organisé. » Un conseil lucide et honnête, qui dit tout du sérieux avec lequel il a abordé cette aventure.

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